4. Le pays de mon père...

La pierre marque chacun des jours
de ce pays où se gravent,
les clochers par milliers.

Ici, aux alentours,
dansent de rituels géants,
et se réunissent les sorcières.

Je t'emmène au pays de mon père,
celui de ma mère, quelque part,
au confin de leur temps.

Au creux des valons,
des centaines de sages saules,
têtes alignées,
dorment en rangs.

Au-dessus de nos têtes,
fendent le ciel, deux hérons,
de leur silhouette argent.

Au lent lever du jour,
Au travers des fraîches brumes,
seuls les premiers gardiens,
les grands bouleaux, résistent.

Et, au loin, oui, au loin,
sans fin,
se perdent les champs, les chemins...

Je viens d'ici, et,
d'où je revienne,
A jamais,
Je reconnaîtrais ces plaines.

Arnaud Sonthy

(Texte en chantier)
(A mes parents)
(19 février 2009)