5. En face de chez Toi...

Hier, sans le vouloir, j'étais dans ta rue.
Je me suis arrêté, et, une éternité est passée.
C'est vrai, elle a un peu changé, mais ta maison est encore là.

Derrière la fenêtre, derrière les voilages,
Il y avait, comme une petite lueur...

Je parie, que tu t'en doutes,
Je sais, cette lumière, ce n'est pas toi qu'à l'a allumée.

J'imaginais, un instant,
Remonter le temps,

Pour m'installer à cet endroit,
Juste en face de chez Toi.

Et, une première larme m'est venue,
Puis d'autres, et celles de l'enfant que tu as connu.
Pour te dire que j'ai grandi, pour te dire que j'ai compris.

Chaque jour te voir, te parler, et t'écouter, comme jamais.
Pourtant nous ne pouvons changer notre passé.
Oui, une éternité est passée,
depuis que la mort nous a séparés,
Malgré cela, tu ne m'as jamais quitté.

Puis, ces souvenirs, que l'endroit soudainement me rappelait,
Et, tantôt triste, tantôt béni, me revenait le temps veilli.
Quel bonheur, de qu'être, pour un instant, passé par là.

Enfin, il a fallu partir, reprendre la vie,
Tu me croiras si tu veux, mais la lueur a faibli.

Enfin la lumière s'est éteinte...
Dis, est-ce que c'est toi ?

Depuis, hier, je crois que, où que je sois,


Arnaud Sonthy

(Texte en chantier)
(A mon grand-père)
(03 février 2009)